IVG en Belgique : chiffres, cartes et accès aux soins

État des lieux de l’avortement en Belgique : chiffres, délais, accès au droit à l’IVG et carte des centres

En Belgique, 19.686 interruptions volontaires de grossesse ont été enregistrées en 2023, soit 8,98 IVG pour 1.000 femmes âgées de 15 à 44 ans. Mais quand on regarde plus en détails, les différences entre provinces sont importantes, tant sur le plan statistique que sur celui de l’accès aux soins.

À partir des dernières données officielles détaillées, Domiris fait le point sur l’évolution du recours à l’IVG, les délais légaux, les coûts et les établissements pratiquant l’avortement en Belgique. Découvrez nos cartes interactives pour localiser les centres et les hôpitaux, mais également pour découvrir l’état du droit à l’IVG en Europe.

Les dernières statistiques nationales détaillées disponibles concernent actuellement l’année 2023. Les informations relatives aux établissements et au cadre légal ont été actualisées en 2026.

Combien d’IVG ont lieu en Belgique ?

En 2023, 19.686 interruptions volontaires de grossesse ont été enregistrées en Belgique.

Le nombre annuel d’IVG était resté relativement stable autour de 18.000 avant la crise sanitaire. Il avait ensuite diminué temporairement en 2020 et 2021 dû aux différents confinements et restrictions avant de repartir à la hausse en 2022 et 2023.

Évolution du nombre d’IVG en Belgique

Rapporté au nombre de femmes âgées de 15 à 44 ans, le taux d’avortement atteignait 8,98 IVG pour 1.000 femmes en 2023. Le SPF Santé publique indique que ce niveau reste parmi les plus faibles observés en Europe.

Une hausse du nombre absolu d’IVG ne signifie d’ailleurs pas automatiquement que les femmes recourent beaucoup plus souvent à l’avortement. Pour comparer des périodes ou des territoires, le taux rapporté au nombre de femmes en âge de procréer est généralement plus pertinent que le nombre brut d’interventions.

Évolution du taux d’IVG en Belgique par milliers de femmes

À quel âge a-t-on le plus souvent recours à l’IVG ?

En 2023 et en Belgique, l’âge moyen des femmes ayant recours à une IVG est de 29 ans.

Les femmes âgées de 25 à 29 ans représentaient 23,9 % des IVG, tandis que celles de 30 à 34 ans en représentaient 24 %. À elles seules, ces deux catégories représentaient donc presque la moitié des interruptions enregistrées.

Les 20-24 ans représentaient 20,6 % des IVG, les 35-39 ans 16,3 % et les 40-44 ans 6,3 %. Les 15-19 ans représentaient 8,2 % des interventions enregistrées en 2023.

Évolution du nombre d’IVG par tranches d’âge en Belgique

Ce faible pourcentage d’IVG chez les jeunes ne signifie pas pour autant que les grossesses non désirées chez les adolescentes ont disparu. Mais elles constituent une part minoritaire et en diminution. Alors que près 2.600 femmes de 15 à 19 ans ont eu recours à une IVG en 2008, elles sont près de 1.600 en 2023, soit une diminution de 37,88 %.

Quel est le taux d’IVG par province ?

Les chiffres montrent une forte disparité des avortements en Belgique.

En 2023, parmi les femmes domiciliées en Belgique, le taux le plus élevé était enregistré dans le Hainaut avec 12,16 IVG pour 1.000 femmes.

Suivaient notamment Namur avec 10,60, la Région de Bruxelles-Capitale avec 10,59, Anvers avec 9,04 et le Brabant wallon avec 8,97.

À l’autre extrémité, les taux étaient notamment de 7,01 dans le Brabant flamand, 7,07 en Flandre occidentale et 7,17 dans le Limbourg.

Taux d’IVG par province en Belgique

Comme pour tous chiffres, ceux-ci doivent être interprétés avec prudence. Il n’y a pas aujourd’hui d’étude fiable qui explique clairement les raisons de cette disparité entre provinces. De nombreux facteurs peuvent expliquer que des femmes aient davantage recours ou non à un avortement. Que ce soit la situation économique, le niveau d’éducation, l’accès à la contraception ou encore les caractéristiques démographiques, tous ces points peuvent influencer le recours à l’interruption volontaire de grossesse.

En Belgique, les données officielles montrent qu’en 2023, près de 45 % des grossesses ayant donné lieu à une IVG étaient survenues sans utilisation de contraception, tandis que 29 % étaient associées à une utilisation irrégulière ou incorrecte d’une méthode contraceptive.

Causes des grossesses ayant donné lieu à une IVG

Les conditions sociales pourraient également contribuer aux disparités territoriales. Ainsi, le Hainaut et Bruxelles présentent à la fois des taux d’IVG relativement élevés et des indicateurs de précarité plus importants que plusieurs provinces flamandes. Ce rapprochement ne suffit toutefois pas à établir un lien de causalité.

L’âge, la situation familiale, les projets personnels, l’accès à l’information et la disponibilité des structures de soins doivent également être pris en compte. Pour comprendre précisément les écarts observés sur la carte belge, il faudrait disposer d’analyses croisant l’ensemble de ces facteurs à l’échelle provinciale.

Où peut-on pratiquer une IVG en Belgique ?

Il est important de préciser que tous les centres de planning familial ne pratiquent pas eux-mêmes des avortements.

Certains proposent de l’information, une première consultation, un accompagnement psychologique ou social et une orientation vers une autre structure, sans réaliser l’intervention.

Une IVG peut être pratiquée soit dans un centre extrahospitalier qui réalise effectivement des interruptions de grossesse, soit dans certains services hospitaliers. Tous les hôpitaux ne proposent pas non plus ce soin et certains ne réalisent des interruptions de grossesse que lorsqu’il existe une indication médicale.

En 2026, l’INAMI dispose d’une convention avec 36 centres extrahospitaliers spécialisés dans l’accompagnement médico-psychosocial des grossesses non désirées.

Le SPF Santé publique publie désormais une liste nationale des centres extrahospitaliers en précisant lesquels pratiquent effectivement l’IVG. Cette distinction est particulièrement importante pour éviter de se déplacer vers un planning familial qui ne réalise pas l’intervention.

Carte des établissements pratiquant l’IVG en Belgique

Précisons que cette carte est avant toute chose indicative. Elle est établie à partir des listes publiées et disponibles en septembre 2026. Contactez l’établissement pour vérifier la disponibilité des prestations avant de vous y rendre.

Comment l’accès aux soins d’IVG est organisé en Belgique ?

La Belgique est petite, mais l’offre d’IVG n’est pas répartie uniformément sur le territoire.

L’IVG en Wallonie

La Wallonie compte de nombreux centres de planning familial mais seule une partie d’entre eux réalise l’intervention.

Selon un état des lieux publié par Médecins du Monde en 2026, 18 des 72 centres de planning familial wallons pratiquent des IVG.

La situation varie ensuite fortement selon la province.

Le Brabant wallon dispose d’une offre extrahospitalière limitée à quelques structures. La province de Luxembourg ne dispose, quant à elle, que d’un seul et unique centre à Arlon identifié par la liste officielle du SPF comme pratiquant l’IVG.

Le Hainaut présente une situation fort différente. Plusieurs centres réalisent des IVG, notamment à Charleroi, Jumet, Courcelles, Mons, La Louvière et Tournai. La liste officielle du SPF permet également d’observer que de nombreux autres plannings familiaux de la province assurent l’accueil et l’accompagnement sans pratiquer eux-mêmes l’intervention.

L’IVG en Flandre

L’offre extrahospitalière flamande est beaucoup plus concentrée autour de centres spécialisés.

Une très grande majorité des IVG y sont réalisées hors de l’hôpital. Le réseau LUNA possède notamment des centres à Anvers, Gand, Hasselt et Bruges. Le Brabant flamand ne dispose pas d’un centre extrahospitalier spécialisé comparable tandis que le Limbourg dispose essentiellement du centre LUNA de Hasselt pour l’offre extrahospitalière.

L’IVG à Bruxelles

Bruxelles se distingue au contraire par une forte concentration de structures.

Plusieurs centres francophones et néerlandophones pratiquent l’IVG dans un territoire géographiquement restreint, auxquels s’ajoute une offre hospitalière. Cette densité facilite mécaniquement la proximité géographique par rapport aux provinces plus rurales, même si la disponibilité réelle dépend également des délais de rendez-vous et des prestations proposées par chaque établissement.

Centre ou hôpital : une organisation très différente selon les régions

À l’échelle nationale, environ 85 % des IVG enregistrées en 2023 ont été pratiquées dans un centre extrahospitalier, contre 15 % à l’hôpital.

Mais cette moyenne masque d’importantes différences.

En Flandre, la prise en charge est très largement extrahospitalière. À l’inverse, l’hôpital joue un rôle nettement plus important dans certaines provinces wallonnes. Médecins du Monde relève ainsi une part hospitalière d’environ 39 % dans le Hainaut et 37 % à Liège, contre environ 17 % à Namur et 15 % dans le Brabant wallon dans les données analysées.

L’accessibilité à l’IVG ne dépend donc pas uniquement du nombre de structures, mais également du type d’établissement disponible, des professionnels présents, des délais de rendez-vous, de la possibilité ou non d’une anesthésie générale et de la distance à parcourir.

C’est, entre autres, pour cette raison qu’une cartographie des établissements permet de mieux comprendre le taux de recours à l’IVG par province.

Jusqu’à combien de semaines peut-on avorter en Belgique ?

En Belgique, l’IVG est autorisée sur demande avant la fin de la douzième semaine suivant la conception.

Mais cette manière de compter peut être source de confusion.

Les professionnels parlent également de « semaines d’aménorrhée », qui sont calculées à partir du premier jour des dernières règles.

12 semaines après la conception correspondent ainsi approximativement à 14 semaines d’aménorrhée.

Au-delà de cette limite, une interruption de grossesse reste possible en Belgique lorsqu’il existe un péril grave pour la santé de la femme ou lorsqu’il est certain que le fœtus est atteint d’une affection d’une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

Dans les autres situations où le délai légal est dépassé, les patientes peuvent être orientées vers l’étranger.

Délai d’attente et de réflexion de six jours

La loi belge impose actuellement un délai d’au moins six jours entre la première consultation et l’intervention.

Une exception existe lorsqu’une raison médicale urgente justifie de raccourcir ce délai.

Une règle particulière évite également que ce délai d’attente rende automatiquement impossible une intervention lorsqu’une personne consulte juste avant la limite légale. Dans ce cas, le délai maximal peut être prolongé du nombre de jours restant à courir dans la période obligatoire de six jours.

Le délai légal et cette période d’attente font régulièrement l’objet de discussions politiques et de recommandations de réforme. Cependant, le cadre décrit ici est celui qui reste applicable en septembre 2026. Une proposition de modification examinée à la Chambre a notamment été rejetée le 25 juin 2026, mais le gouvernement devrait revenir prochainement sur plusieurs sujets de bioéthique.

Combien coûte une IVG en Belgique ?

Le coût dépend fortement du lieu où l’intervention est réalisée et de la situation de la patiente vis-à-vis de l’assurance maladie.

Dans un centre extrahospitalier conventionné avec l’INAMI, une personne en ordre d’assurance maladie paie moins de cinq euros pour l’ensemble de l’accompagnement et de l’intervention.

Le reste du coût est pris en charge par l’assurance soins de santé.

Dans un centre non conventionné, les tarifs peuvent être différents.

À l’hôpital, le coût dépend également du type de prise en charge. Une intervention nécessitant une anesthésie générale coûte davantage. Le SPF Santé publique indique un montant généralement situé entre 75 et 100 euros lorsque l’affiliation à la mutualité est en ordre pour une intervention hospitalière sous anesthésie générale, tout en précisant que les hôpitaux fixent leurs tarifs.

Pour une personne qui n’est pas affiliée à une mutualité belge ou dont l’affiliation n’est pas en ordre, le montant peut être beaucoup plus important.

Une mineure peut-elle avorter sans l’accord de ses parents ?

En Belgique, une mineure n’a pas besoin de l’autorisation de ses parents pour demander une IVG.

Elle n’a pas davantage besoin de l’accord d’un conjoint ou d’un partenaire. La décision appartient à la personne enceinte.

Le secret médical continue à s’appliquer.

Les parents ne peuvent donc pas être informés de l’intervention par le professionnel de santé sans l’accord de la patiente. Dans les centres conventionnés avec l’INAMI, des mécanismes sont également prévus afin que la nature exacte du traitement ne soit pas explicitement identifiable sur les relevés de remboursement de la mutualité.

Pourquoi certaines résidentes belges se rendent-elles aux Pays-Bas ?

Le délai légal belge explique une partie des déplacements vers les Pays-Bas.

En 2023, 417 interruptions de grossesse ont été enregistrées aux Pays-Bas pour des femmes résidant en Belgique, contre 452 l’année précédente. Ces chiffres néerlandais sont également repris dans le rapport de la Commission nationale belge.

Les Pays-Bas disposent d’un cadre temporel beaucoup plus large. La législation néerlandaise permet en principe une interruption jusque 24 semaines de grossesse.

Cela ne signifie pas que les 417 résidentes belges se sont toutes rendues aux Pays-Bas uniquement parce qu’elles avaient dépassé le délai belge. Les statistiques enregistrent le pays de résidence, pas l’ensemble des motivations individuelles.

Mais cette différence légale permet aux Pays-Bas de prendre en charge certaines grossesses qui ne peuvent plus être interrompues sur demande en Belgique.

Quel est l’état de l’accès à l’IVG en Europe ?

Dans le reste du continent, les délais autorisés, les conditions et l’accès concret à l’avortement varient fortement d’un pays à l’autre. 

L’European Abortion Policies Atlas, publié par le European Parliamentary Forum for Sexual and Reproductive Rights, compare ainsi 49 pays et territoires sur quatre grandes dimensions : le statut légal, l’accès aux services, l’organisation clinique des soins et l’information disponible. Cet atlas constitue un outil d’analyse élaboré par cette organisation et non une statistique officielle européenne : sa méthodologie doit donc être prise en compte lorsqu’on interprète les résultats, mais il permet d’avoir une vue globale de l’état de l’accès à l’IVG chez nos voisins.

Accès à l’avortement en Europe en 2025

La comparaison permet surtout de constater que l’existence d’un droit légal et son accessibilité pratique sont deux choses différentes.

Un pays peut autoriser l’avortement tout en imposant davantage de contraintes administratives ou en disposant de peu de structures. À l’inverse, deux pays possédant des délais légaux similaires peuvent organiser l’accès aux soins de manière très différente.

Vers une réforme de la loi belge sur l’IVG ?

Le cadre belge pourrait encore évoluer. Les deux principaux sujets de débat sont l’allongement du délai légal et la suppression du délai obligatoire de six jours entre la première consultation et l’intervention.

En 2023, un comité scientifique indépendant réunissant des représentants des sept universités belges disposant d’un cursus médical complet a publié une vaste évaluation de la loi. Il réunissait notamment médecins, gynécologues, juristes, psychologues et spécialistes des sciences sociales.

Supprimer le délai de réflexion obligatoire

Le Comité recommande de supprimer le délai légal de six jours. Selon les experts, un délai fixe ne correspond pas nécessairement aux besoins de chaque patiente et peut retarder inutilement l’intervention ou imposer des déplacements supplémentaires.

Ils proposent de laisser le temps de réflexion s’adapter à chaque situation, dans le cadre du consentement éclairé. La suppression complète du délai obligatoire est l’option privilégiée par le Comité scientifique.

La Commission nationale d’évaluation de l’IVG recommande elle aussi la suppression de ces six jours.

Passer de 12 à au moins 18 semaines

Le Comité scientifique recommande également d’allonger la limite actuelle de 12 semaines après la conception.

Un consensus s’est dégagé pour permettre l’IVG sur demande au minimum jusqu’à 18 semaines post-conception, soit environ 20 semaines d’aménorrhée. Les experts restent toutefois divisés sur la limite exacte : certains défendent 18 semaines post-conception, d’autres 20 semaines.

Selon les données analysées dans le rapport, une limite à 18 semaines post-conception permettrait de prendre en charge en Belgique environ 80 % des femmes qui dépassent aujourd’hui le délai légal, tandis qu’une limite à 20 semaines permettrait d’en couvrir environ 90 %.

Les experts soulignent cependant qu’un tel changement nécessiterait aussi de développer des structures et des équipes spécialement formées aux IVG du deuxième trimestre.

Quand aura lieu la réforme du droit à l’avortement ?

Ces recommandations n’ont pas encore été intégrées dans la loi. En 2026, différentes pistes politiques ont été discutées, allant notamment d’un passage à 14 semaines jusqu’à des propositions reprenant la limite de 18 semaines recommandée par les experts.

À l’heure où nous écrivons cet article (septembre 2026), le droit reste inchangé à 12 semaines après la conception et à l’obligation d’un délai d’attente de six jours.

Le débat oppose ainsi plusieurs choix possibles, mais les recommandations scientifiques sont claires sur deux points, à savoir la suppression du délai obligatoire de six jours et l’extension de la possibilité d’une IVG à la demande au-delà des 12 semaines actuellement prévues.

Questions fréquentes sur l’avortement en Belgique

Combien d’avortements sont pratiqués chaque année en Belgique ?

Les dernières statistiques nationales détaillées disponibles recensent 19.686 IVG en 2023, contre 18.574 en 2022.

Jusqu’à combien de semaines peut-on avorter en Belgique ?

Une IVG sur demande peut actuellement être réalisée avant la fin de la 12e semaine suivant la conception, ce qui correspond approximativement à 14 semaines d’aménorrhée.

Quelle est la différence entre les semaines d’aménorrhée et les semaines de grossesse ?

Les semaines d’aménorrhée (SA) sont calculées à partir du premier jour des dernières règles, tandis que les semaines de grossesse sont comptées à partir de la fécondation, généralement estimée deux semaines plus tard.

Il existe donc environ deux semaines de différence entre les deux méthodes de calcul. Par exemple, 12 semaines de grossesse correspondent à environ 14 semaines d’aménorrhée. C’est une distinction importante en Belgique, où le délai légal ordinaire pour pratiquer une IVG sur demande est fixé à 12 semaines après la conception, soit approximativement 14 SA.

Où avorter à Charleroi ?

Plusieurs centres de planning familial pratiquent l’IVG à Charleroi et dans les communes voisines. La liste officielle du SPF Santé publique du 8 avril 2026 recense notamment les établissements suivants :

  • Collectif Contraception Charleroi : avenue des Alliés 26, 6000 Charleroi.
  • Centre de planning familial Soralia Charleroi : rue d’Orléans 34, 6000 Charleroi.
  • Le Terril : rue Auguste Frison 56, 6040 Jumet.
  • Centre de planning familial Soralia Courcelles : rue de Trazegnies 115, 6180 Courcelles.

Notre carte interactive et la section consacrée au Hainaut permettent également de repérer d’autres établissements dans la région. Avant de vous déplacer, contactez directement le centre choisi pour confirmer qu’il réalise bien l’intervention recherchée, connaître ses disponibilités et fixer un rendez-vous.

Tous les centres de planning familial pratiquent-ils l’IVG ?

Non. Certains centres de planning familial pratiquent effectivement des IVG, tandis que d’autres proposent uniquement un accueil, des informations et un accompagnement médical, psychologique ou social. Même lorsqu’un centre ne réalise pas lui-même l’intervention, son équipe peut vous orienter vers un établissement qui la propose. Il est donc important de vérifier les prestations disponibles avant de prendre rendez-vous. 

Faut-il prendre rendez-vous pour une IVG ou peut-on venir directement ?

L’accueil dans les centres de planning familial est généralement gratuit et accessible sans rendez-vous. Vous pouvez vous y présenter pour poser vos questions, réaliser un test de grossesse ou demander une orientation.

En revanche, une consultation médicale préalable est nécessaire avant une IVG. Il est préférable de contacter directement le centre qui pratique l’intervention afin d’obtenir un rendez-vous, particulièrement si vous approchez du délai légal. Les modalités d’accueil peuvent varier d’un établissement à l’autre. 

Faut-il une ordonnance ou une lettre de son médecin généraliste pour avorter ?

Non. Il n’est pas nécessaire de consulter votre médecin généraliste ou d’obtenir une ordonnance pour prendre rendez-vous dans un centre pratiquant l’IVG. Vous pouvez contacter directement un établissement dès que votre test de grossesse est positif. Si vous avez déjà consulté un médecin ou un gynécologue, vous pouvez apporter les résultats de vos examens et, si vous en possédez une, sa lettre d’orientation. 

Que faire si l’on découvre sa grossesse trop tard pour avorter en Belgique ?

En Belgique, une IVG sur demande est possible jusqu’à la fin de la douzième semaine après la conception, soit environ quatorze semaines d’aménorrhée. Au-delà, elle n’est autorisée que dans certaines situations médicales graves prévues par la loi.

Si vous avez dépassé le délai légal, contactez rapidement un centre pratiquant l’IVG. L’équipe pourra vérifier précisément l’âge de la grossesse, vous informer sur les possibilités médicales et, si nécessaire, vous orienter vers un établissement à l’étranger, notamment aux Pays-Bas, où le délai légal est plus long. 

Combien coûte un avortement en Belgique ?

Dans un centre extrahospitalier conventionné avec l’INAMI, une personne en ordre d’assurance maladie paie généralement moins de cinq euros pour l’ensemble de l’accompagnement et de l’intervention. Dans un hôpital, les tarifs sont différents. Le SPF Santé publique indique notamment un coût généralement compris entre 75 et 100 euros pour une IVG sous anesthésie générale lorsque l’affiliation à la mutualité est en ordre.

Sans mutuelle ou en cas de difficultés financières, le coût peut être plus élevé. Les centres de planning familial peuvent néanmoins examiner les possibilités d’aide adaptées à votre situation. Il est préférable de demander une estimation avant l’intervention. 

Peut-on avorter sans prévenir son conjoint ou son partenaire ?

Oui. L’accord du conjoint, de l’époux ou du partenaire n’est pas nécessaire pour demander une IVG. La décision appartient à la personne enceinte. Vous pouvez choisir d’en parler à votre partenaire, de vous faire accompagner par une personne de confiance ou d’effectuer les démarches seule. Les professionnels de santé sont soumis au secret médical et ne peuvent pas informer votre partenaire sans votre accord. 

Une mineure a-t-elle besoin de l’autorisation de ses parents pour avorter ?

Non. Une mineure peut décider de recourir à une IVG sans obtenir l’autorisation de ses parents. Le secret médical s’applique également aux mineures.

Une IVG est-elle confidentielle ?

Oui. Une demande d’IVG et les consultations qui l’accompagnent sont couvertes par le secret professionnel. Les médecins et les autres professionnels concernés ne peuvent pas communiquer ces informations à votre famille, à votre partenaire ou à votre employeur sans votre accord, sauf exceptions légales particulières.

Cette confidentialité s’applique également aux mineures, qui n’ont pas besoin de l’autorisation de leurs parents pour demander une IVG. En revanche, une prise en charge médicale n’est pas totalement anonyme : le centre doit généralement vérifier l’identité de la patiente et constituer un dossier médical. 

L’avortement apparaît-il sur le relevé de la mutuelle ?

Dans les centres extrahospitaliers conventionnés avec l’INAMI, des dispositions particulières permettent de préserver la confidentialité. La nature exacte de l’intervention n’apparaît pas explicitement sur le relevé des remboursements de la mutualité. Des codes administratifs peuvent toutefois être utilisés.

Si vous êtes à charge de vos parents, ou si vous souhaitez une discrétion particulière, signalez-le dès la prise de rendez-vous. Pour une intervention à l’hôpital ou dans un centre non conventionné, renseignez-vous sur les modalités de facturation et de remboursement, qui peuvent être différentes. 

Un avortement est-il douloureux ?

La douleur varie d’une personne à l’autre et dépend notamment de la méthode utilisée. Une IVG médicamenteuse peut provoquer des contractions et des crampes comparables à des douleurs menstruelles, parfois plus intenses. Lors d’une IVG par aspiration, une anesthésie locale ou générale est proposée selon l’établissement et la situation médicale. Des crampes peuvent également être ressenties pendant ou après l’intervention.

L’équipe médicale peut proposer des antidouleurs adaptés et expliquer comment les utiliser. N’hésitez pas à signaler vos inquiétudes ou des douleurs importantes afin que la prise en charge soit adaptée. 

Combien de temps dure une IVG et peut-on rentrer chez soi le jour même ?

La durée dépend de la méthode choisie. Une IVG par aspiration dure généralement une quinzaine de minutes, mais il faut prévoir davantage de temps pour la préparation, l’anesthésie éventuelle et la surveillance après l’intervention. Dans un centre extrahospitalier, le séjour dure souvent entre une et trois heures.

Une IVG médicamenteuse se déroule en deux étapes, généralement espacées de 24 à 48 heures. Selon les indications médicales, la seconde étape peut avoir lieu au centre ou à domicile. Dans la plupart des situations, il est possible de rentrer chez soi le jour même. Après une anesthésie générale, il faut toutefois être accompagné et ne pas conduire pendant les 24 heures suivantes. 

Combien de temps saigne-t-on après un avortement ?

Des saignements sont habituels après une IVG, qu’elle soit médicamenteuse ou réalisée par aspiration. Ils peuvent durer plusieurs jours ou plusieurs semaines et être plus ou moins abondants selon les personnes. Après une IVG médicamenteuse, des caillots peuvent également être présents. Des pertes de sang irrégulières peuvent parfois persister jusqu’au retour des règles.

En revanche, des saignements très abondants, des douleurs intenses ou persistantes, une fièvre supérieure à 38 °C ou des pertes malodorantes nécessitent un avis médical rapide. Contactez le centre qui vous a prise en charge ou, en cas de symptômes graves, les urgences. 

Quand les règles reviennent-elles après une IVG ?

Les règles reviennent généralement quatre à six semaines après une IVG, qu’elle ait été réalisée par médicaments ou par aspiration. Les premières menstruations peuvent être différentes de celles que vous connaissez habituellement : plus abondantes, plus longues ou, au contraire, plus légères.

Le retour des règles peut également être modifié par la contraception choisie après l’intervention. Si vous avez des inquiétudes concernant vos saignements ou l’absence de règles, contactez le centre qui a assuré votre prise en charge. 

Peut-on retomber enceinte immédiatement après un avortement ?

Oui. L’ovulation peut reprendre rapidement après une IVG, parfois avant même le retour des premières règles. Une nouvelle grossesse est donc possible très peu de temps après l’intervention.

Si vous ne souhaitez pas être enceinte, une contraception peut généralement être commencée immédiatement après l’IVG, selon la méthode choisie et les conseils de l’équipe médicale. Une IVG réalisée dans de bonnes conditions médicales n’entraîne normalement pas de diminution de la fertilité future.

Tous les plannings familiaux pratiquent-ils l’IVG ?

Non. Certains accueillent, conseillent et orientent les patientes sans réaliser l’intervention. En Wallonie, 18 des 72 centres de planning familial pratiquent actuellement des IVG selon l’état des lieux publié en 2026.

Combien coûte une IVG ?

Dans un centre conventionné avec l’INAMI, une personne en ordre d’assurance maladie paie moins de cinq euros. À l’hôpital ou en l’absence de couverture par une mutualité belge, le coût peut être plus important.

Pourquoi certaines Belges vont-elles aux Pays-Bas pour avorter ?

Les Pays-Bas disposent notamment d’un délai légal beaucoup plus long que la Belgique. En 2023, 417 interruptions de grossesse y ont été enregistrées pour des femmes résidant en Belgique.

Sources

  • Comité scientifique interuniversitaire. Étude et évaluation de la législation et de la pratique en matière d’avortement en Belgique, avril 2023.
  • Commission nationale d’évaluation de l’interruption de grossesse. Rapport à l’attention du Parlement, 1er janvier 2022 – 31 décembre 2023, mars 2025.
  • European Parliamentary Forum for Sexual and Reproductive Rights (EPF). European Abortion Policies Atlas 2025, septembre 2025.
  • Inspectie Gezondheidszorg en Jeugd (IGJ), Pays-Bas. Jaarrapportage 2023 Wet afbreking zwangerschap, novembre 2024.
  • Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI). Grossesse non désirée : intervention dans le coût du soutien par des centres d’accompagnement médical et psychosocial. Site officiel. Consulté 12 septembre 2026.
  • Médecins du Monde Belgique. État des lieux : l’accès à l’IVG pour les personnes en situation de vulnérabilité en Belgique, 2026.
  • SPF Santé publique. Interruption volontaire de grossesse : informations pour les professionnels de santé. Listes des centres extrahospitaliers et des établissements hospitaliers pratiquant l’IVG. Site officiel. Consulté 12 septembre 2026.
  • SPF Santé publique. Interruption volontaire de grossesse : informations officielles et cadre légal. Site officiel. Consulté 12 septembre 2026.

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